Bistra – Raison et Folie

12.03 – 30.04.2026

  • Bistra, Raison et Folie : sculpture verticale blanche et noire coiffée d’un chapeau, au premier plan, et sculptures sur socles blancs dans la galerie
  • Sculpture jaune à l’œil noir, coiffée de fines tiges blanches, entre deux volumes gris sur un socle blanc
  • Installation de sculptures blanches posées sur de longues baguettes de bois enchevêtrées, sur un disque blanc
  • Sculpture bleue et noire surmontée d’une boule noire, sur un socle blanc aux coulées bleues
  • Sculpture blanche et noire à la matière creusée de trous, sur un socle noir

Pour Bistra,

Le spectateur découvre les silences. Les strates d’interprétations d’une sculpture demandent une attention. Bistra en montre plusieurs. Dans une mise en scène immobile, indifférente à la durée, les sculptures dialoguent, non pour se distraire de leur condition d’œuvre d’art, mais dans l’inaudible langage du cosmos. Les figures mutilées ou grotesques en sont les aléas. On distingue rapidement l’immuable, la vie. « APRÈS » est une ronde sur baguettes qui divulgue sa gaité mêlée d’inquiétude. Ce baroque rappelle Goya. Ses formes dionysiaques se distinguent de la grâce apollinienne, puis les notions de distance et de proximité s’indifférencient où les âmes crient. L’installation rassemble ainsi les fragments en une seule et même sculpture, puis comme dans une chorégraphie, elle les dilate avec le déplacement du spectateur. Le noir et l’argenté dominent avec parfois une touche de couleur. Les encres asiatiques ont une influence. Leur donner une troisième dimension fut un pari heureusement gagnant. Dans « RAISON ET FOLIE » Il y a Donald, Don Quichotte, le soldat Rien, les totems de la mort, de la guerre et des fantasmes qui précèdent le matin. Nous sommes placés au bord d’un abîme, celui de l’inhumain. Comment dire ? L’absence de mensonge ne laisse que la vérité et son insaisissable beauté.

Jacques de Longeville

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